• 22. De Givet à Flohimont

    DECOUVERTES (22)

     

     

    DE GIVET A FLOHIMONT...

    A la découverte de Givet, Rancennes, Charnois et Flohimont...

     


    Le mois de juillet 2012 n'aura vraiment pas été formidable. La pluie et le manque de lumière ont jeté sur ma nouvelle vie de pré-retraité une brume déprimante toute teintée de questions fondamentales et de doutes. Heureusement pour moi et surtout pour ma famille, le mois d'août se montre plus généreux que son précédent collègue. 

    Le soleil inondant l'aube de ce premier jour du mois m'incite à quitter tôt la maison et à me mettre en route pour de nouvelles aventures.


    Aujourd'hui, ce sera la France et ses Ardennes ! En route donc pour Givet ! Il faut que je quitte Floreffe à 5 h 30. J'arriverai ainsi à 9 h à Givet.


    Faut-il vous rappeler qu'il n'y a plus de liaison ferroviaire entre Dinant et Givet ? Il est loin le temps où l'on pouvait aller directement de Namur à Givet. Je me souviens encore de ce train entouré de fumée, dans la gare de Namur...


    'Dinant - Givet omnibus..., voie D, gare latérale...'  nous disait la voix du rail...


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    < De bien vieux souvenirs : l'arrivée d'un train belge

       en gare de Givet...


    Mais voilà déjà Dinant ! Une nuée recouvre la Meuse et me promet un temps clair et chaud. 


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    L'autobus m'emmène vers Givet... Une demi-heure de trajet... Le temps d'admirer cette vallée de la haute Meuse belge si pittoresque.


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    Anseremme vue de l'autobus : vision rapide qui me rappelle le souvenir de Jean, le mari de ma cousine Monique décédé l'an dernier...

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    Et déjà les rochers de Freyr, encore une occasion de faire un petit travail de mémoire.

    Je vous en reparlerai au retour...



    Et voilà la gare de Givet ! 

     

     

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    Givet est une petite ville divisée en deux par la Meuse : sur la rive gauche, Givet-Saint-Hilaire, le grand-Givet et sur la rive droite, Givet-Sainte-Marie, le petit-Givet. Aujourd'hui, je vous montrerai le quartier de Givet-Saint-Hilaire. Mais il faut pour cela que je traverse la grande place Méhul.

     

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    Sur cette place, la statue de ce Méhul veille. Mais qui est-il donc ? Il s'agit d'un célèbre compositeur qui est né en 1763 dans cette ville (1).  


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    Je gagne rapidement le centre de Givet-Saint-Hilaire. Chemin faisant, c'est l'occasion d'apprécier tout ce que j'aime chez nos amis voisins français, finalement si proches de nous...


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    En face de la mairie, la porte ouverte de l'église Saint-Hilaire me convie à la découvrir. Il y a quelques années, j'y suis déjà entré. C'était par une froide et triste journée de décembre : on y célébrait les funérailles du mari de ma nièce. Il la laissait seule avec ses trois enfants. Mais aujourd'hui est un jour bien plus gai car ma nièce, domiciliée à Rancennes, se remarie samedi prochain et j'ai bien l'intention d'aller la saluer tout à l'heure.


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    < L'église Saint-Hilaire de Givet et son clocher complexe...

      En 1838, Victor  Hugo en a fait une amusante description :


    "Le brave architecte a pris un bonnet carré de prêtre ou d'avocat. Sur ce bonnet carré, il a échafaudé un saladier renversé ; sur le fond de ce saladier, devenu plate-forme, il a posé un sucrier ; sur le sucrier, une bouteille ; sur la bouteille, un soleil emmanché dans le goulot par le rayon inférieur vertical, et enfin, sur le soleil, un coq embroché dans le rayon vertical supérieur. En supposant qu'il ait mis un jour à trouver chacune de ces idées, il se sera reposé le septième jour. Cet artiste devait être flamand."




    L'intérieur de cette église mérite vraiment le détour. Voici quelques photos pour vous y inviter...


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     < Les belles couleurs surprenantes sont dues aux vitraux modernes

        qui laissent le passage à un maximum de lumière.



    En 1675, cette église est détruite par un bombardement. C'est Vauban qui la reconstruit sept ans plus tard. Mais en 1696, elle subit une nouvelle destruction. Une date inscrite au plafond semble indiquer que la fin de la reconstruction se termine en 1702.


    L'église Saint-Hilaire est l'église paroissiale du Grand-Givet. En 350, Saint-Hilaire est évêque de Poitiers. A l'intérieur, on peut découvrir le buste reliquaire de celui-ci. Il date du XVIIIème siècle et en bois doré.


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    De belles stalles ornent le choeur. Elles sont de style Louis XIV et sont l'oeuvre d'artistes liégeois (fin du XVIIème - début du XVIIIème).


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    Au fond du choeur, le maître-autel attire l'attention. Un grand tableau l'orne magnifiquement : il s'agit d'un tableau signé Rivoulon (2), donné en 1852 par l'Etat.


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    Le sol de cette église mérite une lecture attentive car il est jonché par de nombreuses pierres tombales. 

     

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    Vous avez bien compris que je vous encourage vivement à entrer dans cette église. Elle est intéressante et si vous désirez approfondir votre visite, découvrez le petit feuillet laissé à votre intention au fond de l'édifice (3). 


    Mais il faut déjà quitter le grand-Givet car il faut que j'aille à Rancennes saluer ma nièce. Je dois traverser cette belle Meuse qui. ici et maintenant, est particulièrement belle.


    Avez-vous remarqué que nous avons presque oublié les courtes journées automnales que nous a réservées le peu sympathique mois de juillet de cette année ?


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    < Inutile de vous dire que je reviendrai un jour visiter cette citadelle construite par Vauban et qui semble être la soeur de celle qui vit à Namur...



    Sur l'autre rive de la Meuse, je me dirige vers Rancennes. On ne peut se perdre car il existe une porte de Rancennes ! C'est donc par celle-ci que je vais quitter la ville de Givet.


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    La porte de Rancennes protégeait l'entrée de Givet-Notre-Dame et était située dans l'enceinte fortifiée du Mont d'Haurs (XVIIème siècle). Elle est située à 106 mètres d'altitude.   



    La route entre Givet et Rancennes ressemble à un fin cordon rurbanisé. En effet, de nombreuses nouvelles maisons assurent doucement la transition entre l'espace urbain de Givet et le riant village de Rancennes, tout de pierre calcaire vêtu. 


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    Ce petit village m'a laissé une très bonne impression : les gens sont sympathiques et ce lieu de vie est bien entretenu. Voici encore un endroit à découvrir !


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    < La mairie de Rancennes est située

       à 162 mètres d'altitude.


    Je trouve enfin la maison de ma nièce... Mais elle n'est pas chez elle. Ce sera donc pour une autre fois... Je décide alors de continuer ma route vers Charnois.


    Près du cimetière de Rancennes, à une altitude de 207 mètres, on peut apercevoir de loin les fortifications de Givet. 


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    < Oui, j'avoue... J'ai triché !

        J'ai utilisé un zoom de 300 mm... 

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    Je continue mon chemin et je découvre enfin Charnois. C'est un très petit village situé en plein coeur des campagnes ardennaises. 


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    < Charnois, village calme à l'écart des grands axes...


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    < Un temps ensoleillé, du calme, de l'air pur...

       Que demander de plus ?


     

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    Charnois, un petit village propre et accueillant... >


    Le nom de ce charmant village habité par une petite centaine de personnes viendrait du gaulois cassanos, mot qui signifie chêne.

     

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    < l'église de Charnois (1725)

     










    la mairie de Charnois >



    Je reprends ensuite ma marche à travers les campagnes. Il fait chaud mais je ne vais pas encore me plaindre... Vive l'instant présent !


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    Et bientôt, sur le chemin, s'ouvre une agréable porte végétale : j'entre alors dans une autre vallée aux horizons surprenants...

     

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    C'est ainsi que j'arrive tout doucement à Flohimont. Il faut préciser que Flohimont est une partie de la commune de Fromelennes. Ce qui est surprenant de cette vallée, c'est évidemment cette gigantesque cheminée à la forme si particulière... Mais je ne vais pas tarder à en apprendre davantage.

     

     

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    < L'église de Flohimont



    Je décide de me diriger vers cette grande cheminée... Histoire d'en apprendre un peu plus sur cette localité. Sur le chemin, je me réjouis de découvrir de vieilles maisons construites avec cette pierre calcaire si abondante dans la région de Givet.

     


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    Une grande bâtisse apparaît bientôt sur mon chemin. Nul doute qu'elle a abrité autrefois un haut responsable de cette industrie qui commence tout doucement à se dévoiler !

     


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    < Logement patronal à Flohimont (1881)



    Et me voici face à cette gigantesque usine qui occupe le fond de la vallée de Flohimont !


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    L'industrialisation de cette vallée a débuté en 1817. A cette époque, un certain Pierre Saillard achète un moulin à blé et il le convertit en laminoir pour y fabriquer des plaques de laiton et de zinc.

    Au cours de sa riche histoire industrielle, ce site a fabriqué des plaques de foyer pour locomotives, des chaudrons, des bassines, des plaques de doublage pour coques de bateaux. On y a développé en 1860, un procédé révolutionnaire pour fabriquer les tubes de cuivre sans soudure qui seront souvent utilisés dans les sucreries. 


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    A la fin du XIXème siècle, l'usine est agrandie. Elle comporte alors une fonderie, un atelier des tubes, un laminoir et une tréfilerie. Elle est même raccordée au port fluvial de Givet par une voie de chemin de fer. C'est dire que cette charmante petite vallée était devenue un important site industriel. Mais la pollution empoisonne la vallée et en 1906, la municipalité de Fromelennes oblige l'usine à construire une cheminée de 82 mètres de hauteur afin de disperser les fumées nocives. Cette cheminée en briques sera achevée en 1912.


     

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    Après la seconde guerre mondiale, la production est axée sur le tube de cuivre, ce qui lui permet de devenir l'une des plus grandes tuberies du monde. A partir de 1962 et jusqu'en 2007, cette usine est connue sous le nom de Tréfimétaux.

    En 1965, on agrandit de nouveau l'atelier de production de tubes et la cheminée est transformée en château d'eau par l'adjonction d'une réserve en béton armé d'une capacité de 500 m3.


    L'usine aujourd'hui s'appelle KME France. KME est le premier transformateur mondial de cuivre.


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    < Une vue de l'usine en dessous de laquelle circule beaucoup d'eau

       provenant de la Houille (4) et de ses affluents.




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    Il est déjà temps pour moi de prendre congé de cette vallée animée. Je décide alors de repasser chez ma nièce à Rancennes. Malheureusement, elle n'est toujours pas rentrée chez elle... Tant pis ! Je reviendrai...


    Je redescends vers Givet et juste au moment où je m'engage sous la porte de Rancennes, j'entends une voix crier mon nom... Surprenant ! Me connaît-on ici à Givet ?

    C'est ma nièce qui, toute étonnée de me voir en ces lieux, me propose de remonter avec elle à Rancennes.

     

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     < La porte de Rancennes autrefois...


     

    Une bonne heure plus tard, je reprends une nouvelle fois la route pour Givet... La journée se termine bientôt et elle a été particulièrement riche : j'ai découvert de nouveaux horizons et puis, j'ai revu ma nièce que j'apprécie beaucoup.

     

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    A la gare de Givet, l'autobus m'attend pour achever cette belle et chaude journée... Il est vrai que la vallée de la Meuse est magnifique...


    C'est en passant au pied des rochers de Freyr que je me souviens d'une promesse faite en septembre dernier. J'avais alors décidé de me souvenir de Chloé chaque fois que je regarderais le rocher nommé 'le lion'...


     

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    Et voilà qu'il est là, devant moi et je me souviens... Cette année, le 21 août, il y a déjà deux ans qu'elle nous a quittés... (5) 


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    NOTES


    (1) Etienne-Nicolas Méhul est un compositeur français né à Givet le 22 juin 1763. Il est considéré comme le plus important compositeur d'opéras en France durant la Révolution. Il est aussi un des fondateurs du Conservatoire de Paris. Il y est mort le 18 octobre 1817. 


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     Etienne-Nicolas Méhul

     Peinture d'Antoine-Jean Gros (1771-1835)

     A voir au Musée Carnavalet à Paris.

     

     

    Il est le compositeur de la musique du Chant du départ (1794). Les paroles de chant révolutionnaire ont été écrites par Marie-Joseph Chénier.


    Si vous ne connaissez pas le Chant du Départ, il suffit de cliquer !

     

     

    Ce qui est intéressant pour nous les Belges, c'est de savoir que ce chant a été exécuté pour la première fois à Fleurus afin de célébrer la victoire française sur les coalisés commandés par le Prince de Saxe-Cobourg. Cette bataille s'est déroulée le 8 Messidor an II, c'est-à-dire le 26 juin 1794.


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    La bataille de Fleurus

    Tableau (1837) de Jean-Baptiste Mauzaisse

    A voir au château de Versailles.

     

    Si vous vous promenez dans les rues de Givet, vous entendrez le carillon de la mairie jouer les premières notes du refrain de ce chant.


    (2) Antoine Rivoulon est un peintre français actif au XIXème siècle. Il est né à Cusset dans l'Allier en 1810. A partir de l'année 1837, l'Etat lui commande plusieurs tableaux. Son travail est estimé et il obtient au cours de sa vie plusieurs récompenses. Malheureusement, il se suicide à Paris en 1864.


    (3) Guide de visite de l'Eglise SAINT-HILAIRE. Merci aux personnes qui ont rédigé ce petit dépliant et qui permettent que cette église soit si accueillante.


    (4) La Houille est une rivière de Belgique et de France. C'est un affluent de la rive droite de la Meuse.

    Elle prend sa source non loin de la Croix Scaille dans la région de Gedinne à 480 mètres d'altitude. La longueur de son cours est de 25 kilomètres dont 16 en France. Elle se jette dans la Meuse à Givet à une altitude de 102 mètres.


    (5) On relira l'article 15 'Les rochers de Freyr' dans la rubrique 'Découvertes'. J'ajouterai que je relis souvent les récits de Chloé. Son besoin de se dépasser et sa grande soif de liberté sont toujours pour moi deux moteurs qui me poussent à sortir de ma routine et qui animent mes découvertes.


     22. De Givet à Flohimont

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Source : www.chloegraftiaux.com

     

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    Perfide Aiguille Noire de Peuterey... Pourquoi as-tu emporté Chloé ?   


  • Commentaires

    1
    lo
    Dimanche 9 Décembre 2012 à 00:31

    bonjour,

    comme toujours je suis sensible a vos visites ... pour avoir vécu pas mal de temps tant a franiere qu a givet et à bievre, je vais me permettre quelques incitations a y retourner car vous avez raté quelques points remarquables ...

    d'abord la rue par laquelle vous etes entré à Flohimont n a été reliée à l'eau potable qu il y a une trentaine d années ... je me souviens encore en 75 que les habitants allaient chercher l'eau a la borne ... ( et les maisons actuellement condamnées, grouillaient de vie et de bonnes odeurs de cuisine s en echappaient)

    ensuite en contrebas de la pitoresque chapelle (tout aussi jolie que la chapelle st pierre de franiere) il persiste une fontaine (portant une mention eau non potable) mais émanant d une source dans la coline ... et qui etait encore utilisée dans mon enfance ... (tout comme la source de franiere, eau fraiche, limpide et ideale pour nos jeux d été)

    en poursuivant votre route devant l usine KME, dans la courbe du carrefour, une stele (que j ai essayé de déchiffrer cet ete en vain, c est  du vieux francais, et les inscriptions sont peu lisibles) évoque la mort d une duchesse a cet endroit ou son carosse aurait versé ...

    Vous auriez pu aussi poursuivre par fromelennes dont les ruelles en dedales vous auraient mené jusqu a la piste cyclable (amenagee sur le tracé de l ancienne voie de chemin de fer de l usine) par des chemins frais et agréables le long de la houille (qui ne sont pas sans rappeler le chemin de deminche a franiere, le clapotis de la riviere en prime )

    Je vous épargne un commentaire sur les grottes de nichet, le site de la localité vous en donnera une idée je pense !

    ou encore, vous auriez pu descendre sur la droite en haut de Flohimont et prendre le chemin de landrichamps ... de la, a travers bois, rejoindre chooz ... chemins ombragés, toujours agréables par beau temps ..

    si vous avez l occasion de sejourner dans le secteurs il y a plein de petites promenades tres agréables et toujours riches en surprises, à faire ...

    et dans Givet, bien des vieilles pierres pourraient vous parler ... lors des journees du patrimoine, nombre d etablissements ouvrent leurs portes et sont tres instructifs des habitudes de nos anciens ...

    quant a la citadelle, le fort de Charlemont, à ma connaissance, il ne se visite pas, sauf une fois par an, mais je n ai pas sous la main les éléments pour vous dire quand (rien a voir avec Dinant et Namur, car les lieux etaient encore en usage il y a 20 ans pour le commando 9e zouave) sa reconversion est d ailleurs source de polemiques interminables ...

    les tours victoire et gregoire, la porte de france, les écuries de Napoléon, sont aussi a voir, les vieilles ruelles etroites, les petits ponts sur la Houille, les écluses, et ne ratez pas l exposition des pipes en ecume de mer exposées au couvent des recollectines, produites sur place dans les batiments de ce qui est désormais le lycee ...

    en écrivant tout cela, je mesure la chance d avoir eu tout ce territoire a explorer dans mon enfance ... :) tout a bien changé, mais de jolies surprises au detour de chemins persistent ...

    2
    Jean-de-Floreffe Profil de Jean-de-Floreffe
    Lundi 17 Décembre 2012 à 16:08

    Un tout grand merci pour ce (long) commentaire qui m'incitera - j'en suis sûr - à retourner dans la région... Avec les détails que vous me donnez, j'ai de quoi satisfaire ma curiosité !

    Je n'ai pas approfondi ma visite de Fromelennes car je devais me rendre chez ma nièce à Rancennes.

    Encore une fois, merci pour vos précisions ! Et déjà, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année.

     

    3
    lo
    Mercredi 9 Janvier 2013 à 01:03

    me revient une petite anecdote au sujet de l usine kme, dont certains batiments datent de longtemps deja ... une vieille flohimontoise (desormais décédée et fort regrettée), me racontait le pourquoi de la teinture en bleu marine des verrieres de l usine (laissant filtrer la lumiere de l exterieur vers l interieur mais pas l inverse) c etait pour que les avions ne bombardent pas le site pendant la seconde guerre mondiale ... certaines sont encore visibles sur le coté donnant sur la place des vieilles forges  ... j ai ete fort surprise d apprendre que l usine tournait a plein regime pendant la guerre ... l approvionnement en matieres premieres ne devait pourtatn pas etre aisé !

    si une visite a votre nièce vous ramène dans le coin, vous avez de quoi nourrir votre curiosité ... ( et si vous etes gourmand, a la belle saison, a coté de l église du grand givet, une toute petite patisserie fait de la glace a la violette (artisanale maison, pas de l industrielle) qui vaut tous les kilometres que je peux parcourir pour venir la deguster !  ( la saveur de liqueur parfait amour, sans les effets délétères !)

    4
    joachim.590
    Mercredi 27 Février 2013 à 20:15

    Bonjour Jean,

    c'est une "floreffienne" inscrite sur notre forum de musique classique qui nous a indiqué votre très intéressant blog. C'est une très bonne idée de faire ainsi connaître votre petite ville. J'aimerais bien que quelqu'un de ma commune (Landrecies) prenne la même initiative. Je suis allé à Givet il y a quelques années, et j'en ai plus appris sur cette ville, grâce à vous, que pendant mon séjour (sauf sur Méhul qui est un compositeur que j'aime beaucoup ; car il n'a pas composé que le Chant du Départ!). Savez vous qu'à deux pas de Givet se trouvent les grottes de Nichets qui, si elles n'égalent pas celle de Han, chez vous, sont néanmoins très intéressantes à visiter.

    Encore félicitations, je ne manquerai pas d'aller voir vos autres sujets, c'est qu'il y en a beaucoup !

     

    Joachim

    5
    Samedi 14 Mars 2015 à 12:32

    Superbe reportage !!!!! :)
    Merci !!



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