• 3. Cher Monsieur Préat...

    VIEUX PAPIERS DE MEMOIRE (3)

     

     

    MONSIEUR PREAT ET LA CHORALE SAINT GREGOIRE

     

    Préparation de l'allocution d'André Liénart en 1960

     

     

    CHORALE

    SAINT GREGOIRE

    FLOREFFE

     

    Adresser la correspondance à

    M. André LIENART, Secrétaire

    Rue de la Gare - Floreffe

     

     

     

    Cher Monsieur Préat,

     

    Cette journée tant attendue fera date dans les annales de la chorale Saint Grégoire ; elle doit être marquée d'une pierre blanche car il nous est donné aujourd'hui de fêter non seulement le cinquantième anniversaire de notre société, mais aussi, occasion rare, le jubilé de son fondateur.

     

    On ne dira jamais assez ce que vous représentez pour la chorale. Cette société, vous l'avez fondée dès votre arrivée à Floreffe en 1910 et depuis lors, sans aucune interruption que certaines périodes pénibles auraient pu justifier, vous l'avez fait vivre , guidée et soutenue inlassablement.

     

    Toujours le premier à répondre à l'appel, présent à chaque répétition, patient à votre poste, plein de tact dans vos remarques et conseils, paternel dans vos rares remontrances et chose précieuse, d'une humeur toujours égale, vous êtes réellement le père de la chorale.

     

    Monsieur Lomba vient de retracer les grandes réalisations de votre carrière, mais je me plais à souligner que c'est dans le travail quotidien que l'on juge l'homme car c'est là qu'il fait preuve de son dévouement et de son courage ; et dans ce domaine vous nous donnez chaque jour un magnifique exemple car vous êtes suivant l'expression d'un de nos choristes un fidèle serviteur.

     

    C'est de tout coeur que nous vous disons merci : merci d'avoir fondé la chorale, merci de l'avoir fait vivre, merci d'être vraiment le père et d'être pour chacun de nous vraiment un ami. Et si aujourd'hui nous avons mieux chanté qu'en d'autres occasions, c'est que nous y avons mis plus de coeur, que nous avons voulu mettre dans nos chants en plus de la prière, toute la gratitude et l'affection que nous avons pour vous.

     

    Voulant concrétiser ses sentiments à votre égard, la chorale avec le concours de ses anciens membres et de ses sympathisants vous offre ce carillon qui à chaque heure qu'il égrenera vous rappellera notre gratitude et notre estime.

     

     

    Madame Préat,

     

    nous vous associons de tout coeur aux éloges qui sont adressés à votre mari. Depuis cinquante ans vous êtes la compagne et la gardienne de son foyer où il a pu refaire constamment, au milieu de ses enfants, sa volonté et son courage de servir.

     

    Nous vous offrons ces quelques fleurs en compensation des nombreuses soirées d'intimité dont la chorale vous a frustrée par ses répétitions bien sûr... mais aussi par certaines parties de cartes interminables... la chance est parfois capricieuse...

     

    Nous ne doutons pas un instant que vous ne réserviez à la chorale autant d'indulgence pour l'avenir que vous lui en avez accordée par le passé.

     

    Cher Monsieur Préat, au nom de la chorale, je vous dis une fois de plus merci et souhaite pour longtemps encore votre présence parmi nous.

     

     

    3. Cher Monsieur Préat...

     

    Victor Préat était l'organiste et le sacristain de l'église paroissiale de Floreffe. Il était né à Flavion le 25 octobre 1885. Il habitait la longue maison blanche sur la place communale, nommée aujourd'hui Place Roi Baudouin. Depuis peu, cette maison est devenue la Maison Médicale 'Pont du Wéry'. Son épouse,  Léonie Marotte était née à Rhisnes le 14 mars 1886. Elle décédera à Floreffe en mars 1968. 

     

    On peut aussi noter que Monsieur Préat fabriquait des cierges et des bougies dans l'annexe de sa maison dont on peut apercevoir la curieuse silhouette au bord du Wéry.

    Etait-il cirier ou chandelier ? Travaillait-il avec de la cire d'abeille ou avec du suif ? 

     

    Je ne me souviens pas de Monsieur Préat. Dans mes archives, il est toutefois présent sur une photographie du baptême de ma soeur Anne-Marie... Cela se déroulait dans l'église paroissiale de Floreffe, en mars 1958...

     

     

    3. Cher Monsieur Préat...

    De gauche à droite : le parrain et la marraine de ma petite soeur, l'oncle Max et la cousine

    Claudine (1940-1996), Monsieur Préat et le curé de la paroisse, l'abbé Delvigne.

     


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