• 3. L'Escholle Dominicale

    SEQUENCES DE VIE (3)

     

    L'Escholle Dominicale Pour Les Pauvres

     

    Adulte sans avenir, homme sans présent, quel était le sens de ta vie ?

     

    Des gens inquiets t'avaient pourtant invité à chercher un sens à ta vie ténébreuse pour la relever d'une manière radicale...

     

    Et toi, tu ne les as pas entendus... Tu voulais être seul... Tu ne voulais pas d'aide... Tu voulais être Dieu... Un orgueil turpide et implacable t'empêchait de te réaliser...

     

    Qu'attendais-tu ? 

     

    Encore fallait-il qu'un jour, tu puisses rencontrer des gens, semblables à toi, tous solidaires dans la recherche d'un sens nouveau à l'Existence...

     

    Par un beau jour du mois de mai 1986, l'Escholle Dominicale Pour Les Pauvres t'a ouvert ses portes et sa philosophie et tu as enfin entrevu la possibilité de te trouver un mode d'emploi valorisant pour cette effroyable vie que tu voulais laisser là, comme on abandonne un lourd fardeau le long d'une route que l'on n'a plus envie de parcourir...

     

     

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    Tu avais bien hésité à gravir cet escalier rempli de demi-jour... Cette lumière était le reflet de ton âme, hésitant entre acceptation nouvelle et fuite habituelle...

     

    Tu en as éprouvé des difficultés pour monter cet escalier... Souviens-toi de nombreuses et affligeantes hésitations... 

     

    Pourtant, là, tout en haut, un nouveau monde t'attendait... Un univers tout empreint d'écoute et de tolérance.

     

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    L'Escholle était donc bien pour toi... Tu étais bien pauvre dans ta tête, dans tes actes, dans tes valeurs... L'Escholle n'était plus dominicale depuis bien longtemps déjà...  Alors, elle est devenue pour toi l'Escholle du mardi...

     

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    Alors, ce mardi est devenu le jour le plus important de ta semaine... Le jour sur lequel s'appuient toutes tes réflexions, toutes tes actions et toutes tes communications... C'est devenu un peu ton dimanche, en quelque sorte ton jour sacré...

     

    C'est le jour de la semaine où l'amitié la plus vraie règne en maître. C'est à ce moment que sont construites les relations humaines les plus fortes, les plus chaleureuses... Tu sais, ces amitiés sur lesquelles on peut toujours compter... Combien de fois les as-tu appelées à la rescousse quand tout allait mal, quand tu ne savais plus où aller, quand tu n'en pouvais plus, quand la Vie t'abandonnait à nouveau ?

     

    Tu y as trouvé aussi du réconfort... Qu'il est bon de ne pas se sentir seul face à l'adversité et à la maladie ! Non, tu n'étais pas victime d'une sordide tare... Tu étais seulement malade... Et cela, tu l'as admis en fréquentant cette Escholle chaque semaine... Il t'en aura fallu du temps pour comprendre le message de l'Escholle, celui de l'acceptation d'une maladie... Quatre ans durant, tu t'es battu contre un ennemi implacable qui ne te laissait aucune chance de le vaincre... Tu as finalement accepté de capituler devant lui... Et vos vies se sont enfin séparées pour qu'enfin tu puisses vivre libre...

     

    Durant un an, tu as fréquenté de manière régulière et sereine l'Escholle... Et puis, le moment est venu, non pas d'abandonner cet enseignement, mais d'ouvrir une autre Escholle, bien plus hospitalière encore... Te souviens-tu encore de ce premier jour dans ta nouvelle Escholle ? Il y avait là Henri, Michel, Agnès, Albert et Georges... Mais tu n'oubliais pas les fidèles amis de l'autre Escholle... Madeleine, Emile, Marie-Paule et tous les autres humains bienveillants à qui tu devais ton salut...

     

    Dans cette nouvelle Escholle, tu as tracé les voies nouvelles d'une existence retrouvée... Tu y as préparé ton mariage, tu y as trouvé l'apaisement nécessaire lors du décès de tes parents, tu y as confié ta joie d'être père... Et les jours ont succédé aux jours et les années aux années... Des jours toujours plus riches grâce aux nouvelles rencontres, aux nouvelles réflexions... Des joies et des peines adoucies par une bienfaisante philosophie stoïcienne... 

     

    Ton aventure en cette Escholle est bien loin d'être terminée... Pourquoi donc l'abandonnerais-tu ? Elle guide ta vie de la manière la plus humaine qui soit... 

     

    Enfin garde dans ton coeur, ce petit poème sur l'Amitié... Il a été écrit par ton amie Lutgarde en 2000, quelque temps avant de quitter l'Escholle, emportée par la maladie...

     

    L'Amitié

     

    Quand votre vie se trouve bouleversée,

    par une imprévisible déchirure,

    vous constatez que la destinée,

    n'a ni contrôle ni mesure.

     

    Vous souffrez  de l'impuissance,

    de n'avoir pu empêcher le drame

    qui sans donner la moindre chance

    vous laisse le coeur trop plein de larmes.

     

    Heureusement, il y a les amis

    qui vous tendent la main

    et vous guident vers une clarté sereine.

    Ils sont nombreux,

    chacun à leurs façons toutes gentilles.

    Ces personnes compréhensives,

    qui ne songent qu'à vous aider,

    à retrouver une route positive.

     

    L'amitié est un sentiment honorable,

    qui apporte un grand réconfort,

    un apaisement, une raison valable.

     

    Il ne faut pas garder pour soi,

    une tristesse qui vous rend malheureux.

    En parler simplement je crois,

    déclenche une amitié vraiment sincère.

     

     


  • Commentaires

    1
    AAnne
    Jeudi 14 Juillet 2011 à 18:37

    Merci, Jean, pour cette escale à l'escholle...  Escalle dans laquelle je retrouve Authenticité et Amitié.  Quel plaisir de parcourir ton blog !


    AAnne



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