• 8. La rue Célestin Thiry

    MEMOIRE DES RUES (8)

     

    FLOREFFE - CENTRE

     

     

    LA RUE CELESTIN THIRY

     

     

    Voici une rue située à quelques pas de la place Roi Baudouin au centre de Floreffe... Pour y accéder, plaçons-nous devant le bureau de la Poste et là, juste à notre droite, apparaît cette rue Célestin Thiry.


    8. La rue Célestin Thiry

     





    8. La rue Célestin Thiry














     

     

     

    Qui est ce Célestin Thiry ? Nous pouvons aisément retrouver sa trace sur le mur du cimetière en contrebas de l'église paroissiale : il s'agit d'un déporté de la Grande Guerre, mort le 2 février 1917.

    Ce qui est curieux dans cette histoire, c'est qu'il porte le même nom que celui qui a fait bâtir en 1904 la maison dans laquelle j'habite... Mais j'ignore si l'un et l'autre étaient parents.

     

     

    8. La rue Célestin Thiry


    Parcourons donc ensemble cette rue... Pour commencer, nous devons franchir le Wéry qui devient ici souterrain, le temps de passer discrètement sous la place...


    8. La rue Célestin Thiry

     














     

    Ensuite, la rue nous emmène jusqu'à la grand-route qui contourne depuis la fin des années soixante le centre de Floreffe. Voici donc venu pour nous le temps d'observer attentivement et de savourer la tranquillité de la rue quand le soir tombe lentement sur le village...

     

    8. La rue Célestin Thiry
















    J'aime parcourir les rues du village en concentrant mon attention sur les mille et un détails qui invitent les souvenirs du temps passé à hanter notre morne quotidien...

    Et vous, qu'observez-vous en priorité ? Que pensez-vous de tout cela ?

    De banales particularités vous font-elles réagir ?

    Savourez-vous également la quiétude de l'instant présent ?

     

    8. La rue Célestin Thiry

     










    8. La rue Célestin Thiry

     

    8. La rue Célestin Thiry

     










    N'hésitons pas non plus à nous retourner... Juste le temps de regarder avec attention un bâtiment ou encore d'échanger quelques paroles avec les habitants des lieux...

    Pensez-vous également que cette dernière action contribue efficacement à la bonne santé de l'âme de nos quartiers ?

     

    8. La rue Célestin Thiry
















    Ici encore, usés par le temps qui passe et par le temps qu'il fait, les bâtiments nous rappellent avec sagesse que rien n'est éternel et que tout nécessite une bienveillante considération...

     

     

    8. La rue Célestin Thiry






     





    8. La rue Célestin Thiry

     

    8. La rue Célestin Thiry




     








    Mais je ne vous ai pas encore dit que je n'appelle que rarement cette rue par son nom...

    En effet, comme le faisaient autrefois mes parents, je la nomme souvent 'Falmagne' ou encore 'rue Falmagne'. Curieux, n'est-ce pas ?

    Mais cherchons donc une explication à cette surprenante appellation...


    8. La rue Célestin Thiry






     


    Cette lettre du début des années quarante adressée à un habitant de la rue témoigne de cet autre nom de la rue Thiry...


     

    C'est Jean-Marie Pector qui résout cette petite énigme dans son livre 'Histoire de Floreffe' (1). Il nous apprend que 'Falmagne' peut se traduire par 'grand fossé' et que cette appellation peut remonter à la période romane.

    Il pourrait donc s'agir d'un des anciens fossés de la ville de Floreffe au temps jadis.

     

    8. La rue Célestin Thiry





     

    8. La rue Célestin Thiry







     



       



     



    Arrivés au dessus de 'Falmagne', nous pouvons apercevoir le clocher de l'église paroissiale et là-bas, tout au loin, les sommets boisés de Franière.


    8. La rue Célestin Thiry


    Mais qu'il est loin le temps d'hiver durant lequel les enfants du vieux Floreffe, s'élançant des hauteurs du Coriat, pouvaient glisser sur leurs luges jusque sur la place du village sans vraiment s'arrêter !

    A cette époque, il est vrai que la grand-route n'avait pas encore isolé les quartiers du Coriat et de Saint-Roch du centre de notre village. L'automobile laissait encore respirer rues et trottoirs...


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    Note


    (1) HISTOIRE DE FLOREFFE de Jean-Marie Pector - 1973 - Imprimerie Palate à Mettet


  • Commentaires

    1
    Jocelyne (Malonne)
    Samedi 9 Février 2013 à 09:54

    Merci Jean, pour ce bel article concernant la rue où j'ai grandi.  J'ai naturellement reconnu toutes ces jolies photos :-)  Merci encore

    2
    Martin
    Mardi 17 Février 2015 à 16:35

    Super article :D


    Cela m'a permis d'en apprendre plus sur ma rue smile


    Pourrais-tu faire un article sur la Rue du Coriat ?


    Merci :)



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